Le saxophoniste aquitain nous avait jusqu'ici, tant dans ses enregistrements que lors de ses concerts, toujours invites a partager sa conception de ce qu'il faut bien appeler une
certaine orthodoxie musicale.
Son quartette tournait rond, alimenté de compositions originales "home made", bourrées de références a ses racines musicales, quelque part entre Dexter Gordon et Mickael Brecker.
La musique qu'il nous propose aujourd’hui est le résultat d'une démarche musicale originale, imaginée et conduite avec le bassiste et claviériste Nicolas Veysseyre.
D' entrée a l'écoute de James Avenue, on se dit qu' on assiste au décollage d un ovni musical.
Le son est gavé d' amphétamines électroniques, le groove est puissant, et rappelle le Steevie Wonder de la meilleure époque, celle de "songs for the keys of Life", version
2010.
Le sax est propulsé à des altitudes stratosphériques, la basse navigue entre la soul et le drum’n bass.
Les musiciens ont pris un gros plaisir dans la composition et dans l'interprétation, ça se sent et c'est communicatif.
Un cocktail lounge à consommer sans modération.